Une base de lancement

Je rentre chez elle.
Ça sent une odeur.
Son odeur.

J’envoie mon nez,
comme un chien policier,
identifier plus précisément la nature du parfum.

C’est mon cœur qui répond
bien avant les premières conclusions :
« ne cherche pas,
c’est l’odeur de l’amour ».

En hauteur,
un bouddha m’indique en silence

l’emplacement de la table.

Je m’assieds,
juste après avoir envoyé la bouilloire
dans l’espace,
à l’aide d’un seul
et unique bouton.

 

Mes mains sont douces du soin
que leur a prodigué
en une minute
la salle de bain.

 

Le décollage est imminent.

Ça y est,
assis,
le clavier sous mes doigts :
je suis prêt à voyager dans l’espace.


L’amitié est une base de lancement.